ARTICLES PARUS DANS LA PRESSE

Pêcherie à marée haute
Les poulpes de Kerkena

Pêcherie à marée haute

Au large de Sfax, des terres oubliées où les îliens préféreront toujours la pêche au farniente sous les palmiers

Quand il songe à ses îles, Jemâa s'imagine toujours dans un loud. Dans une de ces felouques à vaste voile latine que les Kerkéniens utilisent depuis des siècles et encore aujourd'hui pour courir après les poissons du golfe de Gabès. Longtemps, le loud a été l'unique moyen de franchir les 20 kilomètres d'eau salée qui séparent l'archipel des Kerkena de la ville de Sfax, au sud-est de la Tunisie. "Il est 21 heures, dit Jemâa, 50 ans, chanteur et musicien installé à Paris. J'ai 10 ans. C'est le jour des grandes vacances. Je rêve de ce moment depuis des mois. Mes parents, alors immigrés à Sfax, nous emmènent en calèche au port où nous attend le bateau de Mohamed, et une nuit de navigation avant de voir le soleil se lever sur nos îles."

Toute une nuit à naviguer lorsque la mer était agitée. Alors que le bac, inauguré en 1976, n'a besoin que d'une heure quinze pour rejoindre ces terres plates et sablonneuses. Souvent oubliés sur les cartes de la Tunisie, les deux îles et cinq îlots des Kerkena restent ignorés des tour-opérateurs. Bordées de plages désertes, couvertes de palmiers et quadrillées de lopins de vigne et d'oliviers, ces îles ressemblent à Djerba, leur voisine. A la Djerba d'avant l'arrivée du tourisme de masse. On y croise des pêcheurs de poulpes et d'éponges, quelques moutons aux pattes noires, ici ou là un vieux dromadaire occupé à tirer une charrue. Et des familles d'Anglais à bicyclette, qui sont pratiquement les seuls visiteurs étrangers de ces petits paradis chauffés à blanc par un soleil présent plus de trois cents jours par an.

En août, les Kerkéniens exilés sur le continent tunisien et ailleurs, au bout du monde, reviennent au pays. La population des douze villages, répartis sur les deux îles habitées et reliées entre elles par un pont, grimpe alors de 14 000 à 80 000 personnes. Il n'y a cependant pas grand monde au bord de l'eau. Même en vacances, ce peuple de marins venus de Phénicie préfère la pêche au farniente. Autre activité estivale très prisée: les mariages. "Au coucher du soleil, poursuit Jemâa, on entend au loin le joueur de "tabal" - équivalent du tambourin. Il tourne lentement sur lui-même, comme un soufi, afin que les coups sur son instrument soient portés par le vent. On sait tout de suite où a lieu la cérémonie du jour. Tout le monde s'y rend pour danser au son des tambours et des "zokra", qui sont des trompettes en bois d'olivier." Au petit matin, rares sont ceux qui vont se coucher. Les loud attendent leurs passagers d'août pour aller relever les filets.

Mohamed el-Karâa, le Mohamed qui ramenait autrefois Jemâa et ses parents aux Kerkena après avoir vendu son poisson à Sfax, n'a plus l'âge de passer des nuits blanches. A bientôt 70 ans, il n'a qu'une petite retraite d'ouvrier pour faire vivre sa famille. Alors, presque tous les jours il monte sur son bateau. Avant de partir au large chercher de quoi remplir la cale, il passe ouvrir les nasses de sa pêcherie située près du port d'El-Attaya. La plupart des Kerkéniens sont comme lui propriétaires de "champs" dans la mer attribués par les envahisseurs carthaginois en guise de cadeau de départ. De novembre à mars, saison de la pêche au poulpe, Mohamed récupère les gargoulettes en terre cuite où aiment se blottir ces céphalopodes appelés ici "or rouge": "C'est grâce aux poulpes, exportés aujourd'hui dans toute l'Europe, que nous avons l'électricité et l'eau au robinet."

"Quand le poulpe est là, tout va", a-t-on coutume de dire aux Kerkena. Cette année, la pêche a été fructueuse. "Mais elle ne suffit plus à nourrir ceux qui voudraient en vivre", déplore Mohamed Azzedine, président de l'association les Amis des Iles Kerkena (Amik), qui se bat pour que la ligne du bac soit déplacée au nord de Sfax afin de réduire à un petit quart d'heure le trajet d'accès aux îles et de permettre ainsi de multiplier les échanges avec le continent. Ce projet coûte évidemment très cher. Il va de pair avec la création d'un hôtel de 350 bungalows - dessinés par Philippe Starck - sur la magnifique presqu'île de Founkhal. Tunis a déjà fait construire la route menant à ce futur domaine de 35 hectares qui pourrait être un gros pourvoyeur d'emplois. Manquent les énormes crédits nécessaires à la poursuite de la viabilisation. L'Amik souhaiterait par ailleurs développer l'agriculture, laissée en grande partie à l'abandon pour cause d'émigration. Et puis aussi aider les Kerkéniens à installer chez eux des chambres d'hôte. Mais, faute de moyens, la douceur de ces îles et l'extrême gentillesse des Kerkéniens vont encore longtemps ne profiter qu'à leurs rares connaisseurs.

Sylvie VERAN,
Journaliste

Pêcherie à marée basse

Y aller. Trois possibilités depuis Paris: Paris-Sfax, Paris-Monastir, Paris-Tunis. A titre d'exemple: 298 Euros l'AR Paris-Sfax par TunisAir. Puis bac jusqu'à Sidi Youssef. Sur place les hôtels louent vélos ou mobylettes.
Monnaie. Le dinar: 0,50 Euro.
Se loger. Le Cercina, 32 chambres. En haute saison: 28 dinars en demi-pension en chambres simples mais les pieds dans l'eau. Ou 45 dinars dans un bâtiment plus luxueux. Excellent restaurant de poissons. Tél.: 216.74.281.228, Fax: 216.74.281.262. Le Grand Hôtel**, 350 chambres, avec vue sur mer et belle piscine, mais mal insonorisées. Moyenne et haute saison: 38 dinars en demi-pension. Tél.: 216.74.281.267, Fax: 216.74.281.485. Résidence Club Kerkena: petits bungalows avec douche près de la mer et d'une immense piscine. Ambiance club. 28 à 33 dinars en demi-pension selon la saison. L'Hôtel Azziz, 19 bungalow et 6 suites toutes aménagés dans un style orientale. Tél.: 216.74.259.932/933/405, Fax: 216.74.259.404.
Se restaurer. La Sirène à Remla. Terrasse devant la plage. Restaurant Le Régal El-Attaya. Ou encore le café Ali Ouarda à El-Attaya. Très cultivé, Salah, son propriétaire, est le fils d'Ali Ouarda, musicien kerkénien internationalement connu, et le père de Naïma Ouarda, qui enseigne la danse orientale à Paris.


La Tunisie
Au plaisir des yeux

Les îles Kerkena et Sidi Bou Saïd, deux escales qui témoignent d’un délicieux art de vivre. L’une authentique et l’autre chic. Seule constante : l’odeur du jasmin et le mariage du bleu et du blanc.

Sur le quai où le ferry embarque pour le petit archipel des Kerkena situé au large de Sfax, l’agitation est à son comble. Mères de famille ramenant leur marmaille habillée de neuf, étudiants de retour de goguette sur le continent, et quelques rares étrangers… Pourtant, le paradis est à quelques encablures. Des îles plates comme la main, coiffées de palmiers battus par les vents, perdues dans la Méditerranée et entourées d’eau turquoise. Il y a si peu de fond que le ferry emprunte un chenal pour accéder au port de Melita. Ici, ni cinémas, ni boîtes de nuit, ni boutiques de luxe et pas l’ombre d’un marchand de tapis ou de souvenirs. On vit de la culture de palmier et de la pêche. Mais pas encore du tourisme. Et c’est pour cela qu’on aime les îles Kerkena. Leur authenticité ! En Tunisie, les Kerkéniens font figure d’irréductibles. Un peu comme les Corses. De fortes têtes, éparpillés de par le monde mais accrochés comme des poulpes à leur île. D’ailleurs, ici, c’est une véritable vedette. La bestiole décore les ronds-points, orne les devantures des poissonneries, sèche sur des cordes à linge et se fait battre à plat couture pour être attendri avant de finir cuisiné de mille façons. On le conserve pour les périodes de disette ou pour l’emporter au cas où… Pour goûter à ces plats typiques, rien de mieux que de partir en expédition avec les pêcheurs. Sur les barques, il y a toujours un petit réchaud. A l’heure des agapes, on y grille poissons et crustacés dès leur sortie des nasses. L’épouse ayant fourni avant le départ une concassée de légumes et de tomates épicés, il ne restera plus qu’à y ajouter un peu d'eau et les parures de poissons et à vous la soupe d’anthologie. Pour se requinquer, quelques brasses dans les eaux limpides avant le retour à la côte où la baignade s’avère plus compliquée car on a de l’eau jusqu’aux genoux sur des centaines de mètres. Ainsi va la vie aux Kerkena. Entre promenades dans les rares villages, barbotages, ramassage des coquillages à marée basse et excursions en mer. Ici, pas d’hôtels de luxe mais de petits établissements simples et confortables et un hôtel recommandable avec piscine, idéal pour des vacances en famille. Et si le retour à la civilisation vous tente, mettez le cap sur Sidi Bou Saïd où tout est luxe et volupté. Pour s’y rendre des Kerkena, il y a trois heures de route à travers oliviers et amandiers avant d’atteindre ce ravissant village perché où les ruelles pavées dégringolent en cascades jusqu’à la mer. À l’ombre des bougainvilliers et des jasmins odorants, des chats attendent la caresse d’une main amie. Se perdre dans le dédale de ses ruelles est un délice. Derrière les portails majestueux, de somptueux palais abritent discrètement de riches familles tunisoises. Le village le plus huppé du pays a un charme fou. Il fut lancé au siècle dernier par le baron Rodolphe d’Erlanger. Cet aristocrate raffiné, peintre amateur et mélomane amoureux de l’Orient lointain s’y fit construire un palais des Mille et une nuits, l’Étoile de Vénus, dont le jardin, petit éden miniature, hébergeait paons et gazelles naines… Il fit classer le village en 1915 et imposa le blanc et le turquoise. Sa demeure est aujourd’hui un musée que l’on parcourt émerveillé par les dentelles délicates des stucs, les patios aux fontaines bruissantes, les salons aux sofas voluptueux et les marbres précieux.

Tout un art de vivre que l’on retrouve au Dar Saïd, une jolie demeure installée dans un ancien palais. Idéalement située sur les hauteurs, elle domine la baie. Une étape rêvée pour achever une découverte de la Tunisie côté charme.

Isabelle de Peufeilhoux
Gala, N° 650 du 23 novembre 2005


VIVRE MIEUX : Carnet de voyage aux Îles Kerkena 

« Pour le prix d’une nuit à Djerba, on en a trois ici ! »
Nordine, Parisien en vacances dans les îles Kerkena

Dans le car-ferry qui mène de Sfax aux îles Kerkena, soit une heure de traversée à seulement 0,65 dinars (0,50€), on ne croise, ce mercredi après-midi, que des dizaines de Tunisiens, en partance vers la tranquillité absolue… et une famille de voyageurs anglais. C’est un signe qui ne trompe pas. L’archipel, composé de deux îles très plates reliées par une chaussée maritime, est (encore) à l’abri du tourisme en masse. «On ne connaît Kerkena que par le bouche-à-oreille», explique le capitaine du bac, juste avant d’arriver à bon port. Étendu sur 34 km, ce havre de paix est l’anti-Djerba, sa grande sœur située au sud, à une centaine de kilomètres à vol de mouette. C’est un lieu de refuge, de repos, à mille lieues du tumulte du continent. C’est ici qu’Habib Bourguiba, peu avant l’indépendance de son pays en 1956, se cacha, recherché par les Français, avant de fuir, en felouque – le voilier traditionnel – vers la Libye voisine.

Ici, pas de club de vacances hors de taille mais des bungalows et des petits hôtels en brin spartiates qui ne dépassent jamais deux étages. Pas d’avenues présidentielles bordées de palmiers trop bien taillés mais des champs d’oliviers, de dattiers et de figuiers désordonnés. Pas de souk artificiel mais un marché de fruits et d’épices destiné aux locaux.

À écouter les Kerkéniens, adeptes de la «cool attitude», tout est «mieux» ici que dans le reste du pays. «Même les filles sont plus belles», jure un lycéen chauvin. En été, la population passe de 15.000 à 120.000 âmes. Mais ce morceau de terre planté dans la Méditerranée n’est jamais vraiment surchargé. Les amateurs de bronzette ne sont pas serrés comme des sardines sur les plages qui, pourtant, ne sont guère nombreuses.

Les Français restent assez rares, aucun grand tour-opérateur hexagonal ne proposant dans ses brochures un séjour dans ce paradis qui comble de bonheur les amoureux. À l’image de Nordine et Sabrina, un couple de jeunes mariés parisiens, primeurs de profession, qui se sont offert au Grand Hôtel leur lune de miel. «J’apprécie la sérénité des lieux. L’air est pur. On se revitalise et on bronze à une vitesse éclair. On est sûr de manger du poisson frais, notamment de la daurade, des rougets et des mulets. Et c’est nettement moins cher que dans les stations bétonnées. Pour le prix d’une nuit à Djerba, on en a trois ici. Le tourisme n’a pas réussi à imposer sa loi», applaudit monsieur.

Il faut se promener dans les villages, en soirée, quand le soleil ne brûle pas, pour s’imprégner de l’âme kerkénienne. Observer les maisons rectangulaires, les vieilles dames qui papotent, les poules en liberté, les files d’attente chez les marchands de poulets grillés, les enfants qui marchent pieds nus, les joueurs de rami et de dominos en terrasse. Dans le port d’El-Attaya, les pêcheurs de poulpes et les chasseurs d’éponges somnolent, tapent la causette, réparent leurs filets ou rangent, avec une délicatesse extrême, les pièges à poulpes, des chapelets d’amphores encordées.

Fiertés de l’archipel, les felouques qui, hormis l’apparition du gouvernail, n’ont pas changé de technique depuis des millénaires. Les voiles sont souvent bleues avec, sur chaque côté, des lignes jaunes, vertes et rouges qui leur donnent un air jamaïcain. «Chez nous, on n’aime pas trop les bateaux à moteur», sourit Djamel, chauffeur de taxi qui fait guide. Pour 30 dinars (20€), à condition d’avoir l’autorisation de la capitainerie, vous pouvez embarquer aux côtés de ces lève-tôt pour une journée en mer.

Vincent Mongaillard,
envoyé spécial, « Le Parisien », lundi 14 août 2006


Voici quelques articles parus sur le Web en russe et en anglais
avec leur traduction en français

KERKENAH ISLANDS (Insulae Cercinae). Two larger islands (Chergui, to the east, and Gharbi, closer to the coast to the west), and a number of small islets, on the Tunisian coast opposite Sfax. In Classic times, they were thought to be the place where Aeas (Ajax), king of Locrea brought his army and populated them after the destruction of Troy. 

ОСТРОВА КЕРКЕНА. Два больших острова (Шерги на востоке и Гарби на западе) и большое количество маленьких островков напротив тунисского побережья и Сфакса. В древности эти о-ва населил лично Аякс, правитель Локрии, со своей армией после разрушения Трои.

ÎLES KERKENA. Deux grandes îles (Chergui à l’est et Gharbi à l’ouest) et un grand nombre de petits îlots en face de la côte tunisienne (Sfax). Pendant l’Antiquité, ces îles étaient peuplées par Aeas (Ajax), le roi de Locride, et son armée après la destruction de Troie.

http://www.hostkingdom.net/noafrica.html#Kerkennah%20Islands

The islands were first inhabited by the Phoenicians, which have left enormous traces, that have just been discovered and currently excavated at the region of the El-hassar. The islands were then called Cercina. The name Cercina came from the nymph Circe who, according to legend, imprisoned Ulysse here because she could not bear to let such a handsome man leave. The Carthagenian general Hannibal has used the islands as a base in his wars against the Romans. Since then, the only historical events interrupting the islands' tranquility were their 1286 seizure by Roger de Lluria, the Catalan ruler of nearby Sicily, their 1335 repossession by the Hafsids, and an attempt to occupy them in 1510 by the Spanish. At the same time, the Spaniards held Tripoli and felt they needed a back-up base. They tried to take Jerba without success, and felt four hundred men on Kerkennah to occupy it. Their base was the old fort of "Elhassar".

Первыми на этих островах поселились финикийцы, которые оставили многочисленные следы своего пребывания, которые недавно были открыты и сейчас раскапываются в районе Эль-Хассар. Острова тогда назывались Церцина. Название Церцина происходит от нимфы Цирцеи, которая, согласно легенде, держала Улисса в заключении, будучи не в силах расстаться с таким мужчиной, как он. Карфагенский генерал Ганнибал использовал острова в качестве базы в своей войне против римлян. С тех пор единственными историческими событиями, нарушавшими покой островов, были их захват в 1286 г. Роже де Ллуриа, каталанским правителем соседней Сицилии, их возвращение под власть хафсидов в 1335 г. и попытка их оккупировать, предпринятая в 1510 г. испанцами. В то время испанцы удерживали Триполи и ощущали нужду в запасной базе. Они безуспешно пытались захватить Джербу и направили 400 человек на Керкена с целью оккупации. Их базой был старый форт Эль-Хассар.

Les premiers habitants des îles étaient des Phéniciens qui ont laissé d'important sites archéologiques découverts récemment et sont actuellement en cours de fouille dans la région d’El-Hassar et dans d'autres endroits des îles. A cette époque, les îles s’appelaient Cercina. Le nom Cercina vient de la nymphe Circé qui, selon la légende, a emprisonné Ulysse pour ne pas se séparer de lui. Hannibal, le général Carthaginois, utilisait les îles comme une base pendant les guerres avec les Romains. Depuis, quelques événements historiques ont interrompu « la tranquillité » de ces îles quand elles étaient saisies en 1286 par Roger de Lluria, le gouverneur catalan de la Sicile voisine, leur reconquête par des Hafsides en 1335 et une tentative d’occupation en 1510 par des Espagnols. Pendant ce temps-là, les Espagnols occupaient Tripoli et ils avaient besoin d’une base de réserve. Ils ont essayé de prendre Djerba sans succès et ils ont envoyé quatre cent hommes à Kerkena pour l’occuper. L’ancien fort El-Hassar était leur base.

http://www.homestead.com/kerkennah/History.html

Fishermen from isolated Mediterranean islands have developed their own unique brand of astronomy.

Рыбаки с отрезанных от мира средиземноморских островов Керкена разработали свою уникальную разновидность астрономии.

Les pêcheurs des îles Kerkena ont développé un type de repérage unique basé sur l’astronomie.

http://static.highbeam.com/m/mercury/january012001/theastronomyofthekerkennahislands/